Paroles de femmes

Nous avons recueilli quelques témoignages de femmes pendant nos weekends résidentiels, les voici :

« Dans un lit vous n’êtes pas 2 personnes mais 6 » (allusion à la belle-famille)

« Je n’ai pas choisi mon mari. Je me sentais obligée, c’était très dur. Je ne sais pas comment j’ai fait 2 enfants ». 

« Quand j’avais 17 ans, je suis tombée amoureuse d’un non musulman. J’ai dû passer par une rupture familiale. Aujourd’hui il y a eu réconciliation avec ma famille mais c’était dur et c’était une injustice ».  

« Je me disais : pourquoi est-ce que le ciel me tombe sur la tête alors que c’est juste mon cœur qui a parlé ? » 

« Ça été un traumatisme mais aussi une façon de me libérer et de libérer aussi mes sœurs. Aujourd’hui il y a toutes les cultures dans ma famille et une belle ouverture » 

« Mais je suis toujours dans la révolte quand je vois aujourd’hui des jeunes filles qui ne peuvent pas librement choisir leur partenaire ou qui ne se permettent pas de tomber amoureuses de non-musulman, mais jusqu’à quand ?! » 

« Un enfant ne se rappellera pas des repas, d’une maison propre mais plutôt de si sa maman était heureuse ». 

« On se ment à nous-même… » 

« La femme est un peu comme une cocotte-minute : elle peut exploser à force d’accumuler, nier, cacher ». 

« Le choix que je fais, il est là pour m’épanouir moi-même » 

« Ils vont penser…c’est toujours ils vont penser que. On est conditionné par les traditions d’accepter même si cela ne nous convient pas, à cause du regard des autres.» 

« Plusieurs années pendant mon mariage, c’est comme si je n’étais pas là, je m’exportais par l’esprit, la visualisation m’a sauvée, c’était ma petite porte. Même si mon corps était là, moi je ne l’étais pas ». 

« Il faut parfois arrêter d’utiliser le « hamdoullah » pour dire qu’on doit tout accepter. Ou encore dire « c’est mon épreuve », il faut arrêter avec cette forme de fatalité associée à l’islam. On ne va pas creuser son trou pour soi avec l’aide des autres. » 

« Depuis petite on nous apprend que le bonheur ne passe que par l’homme et ses attentes. »

« On m’a volé mon innocence. »

« On se dit je vais le faire sinon il va risquer d’aller voir ailleurs, d’avoir une maitresse ».  

« La base de la sexualité c’est la confiance et l’estime de soi.»

« Quand moi on me dit « je reste pour les enfants » je leur réponds ah non ! alors partez pour les enfants justement ! » 

« Parlez du porno à vos enfants…avant qu’Internet ne le fasse… » 

« Soi-disant dans la religion, on ne peut pas avoir de rapports sexuels avant le mariage, bon alors au moins il faut en parler avec le partenaire avant de se marier… Lui demander par exemple son rapport au porno de la même manière qu’on pourrait demander pour les dettes et qu’on discuterait de contrat et de séparation des biens ». 

« La vie des autres …C’est la vie des autres » 

« J’ai fait l’amour pour la première fois à 33 ans, c’est tard. (avant ce n’était que souffrance) » 

« Je ressens du désir mais souvent cela m’amène une frustration ou une déception » 

« Importance de l’éducation sexuelle : face à nos souffrances qu’on pourrait avoir vécus, l’enjeu est de rendre heureux nos enfants »

« Moi je ne me suis jamais masturbée, ça ne m’a jamais attiré.» 

« On est toujours jugée » 

« Moi je viens d’une famille traditionnelle et je n’ai pas eu de rapport sexuel avant le mariage. Et j’en suis très heureuse, ça ne m’a pas affecté… » 

« Cela fait des années que je ne suis pas partie seule en weekend »

« Le sacre de la virginité, je ne vois pas l’utilité, c’est hypocrite dans la société.» 

« Le sexe, ça a toujours été une no-go zone dans l’éducation maghrébine. » 

« On ne connaît rien, même pas notre propre corps.» 

« La fille porte l’honneur de sa famille.

« Quand je roulais en vélo, je faisais attention. » 

« On me répétait « si il te touche, tu vas tomber enceinte. »» 

« Il y a aussi la peur de passer pour une fille facile. » 

« On pense que les personnes âgées n’ont pas de plaisir mais ce n’est pas vrai. » 

« Les préliminaires, ce n’est pas l’apéro. » 

« Avant, j’étais coincée dans mes fausses croyances. » 

« Ce sont les traditions qui créent les tabous. »

« La première fois, j’ai vomi »

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