Homosexualité

Actuellement, selon l’ILGA (Association Internationale des Lesbiennes, Gays, Bisexuel(le)s, Transgenres et Intersexuées), 13 pays (ou parties de pays) du monde punissent encore l’homosexualité par la peine de mort, dont 6 pays (ou parties de pays) du monde arabe : l’Arabie Saoudite, le Yémen, l’Irak, la Somalie, le Soudan du Nord et la Mauritanie. Dans d’autres pays, l’homosexualité est punissable par un emprisonnement pouvant aller de quelques mois à plusieurs années.

L’homosexualité dans le monde arabe

La société arabe a traditionnellement été plus concernée par les actes sexuels et les rôles sexuels que les identités sexuelles. Si un homme affirme son homosexualité, la première question qui lui est très souvent posée est celle de savoir si il est « actif » ou « passif ». Être actif est accepté, ce n’est pas vu comme quelque chose dont il faut avoir honte. A l’inverse, être passif est l’objet d’un profond mépris. Les attitudes envers l’homosexualité passive et active sont façonnées par des siècles de patriarcat et sont ancrées dans les relations de pouvoir des sociétés.

Dans le monde arabe, les femmes lesbiennes ou bisexuelles sont ignorées. Leur situation est très compliquée. Dans une société où le rôle des femmes en tant qu’épouse et mère est défini, avoir des relations sexuelles avant le mariage est condamné, d’autant plus si il s’agit de relations homosexuelles.

L’homosexualité est vue par beaucoup de familles comme une honte et une perversion, même dans les régions où ce n’est pas illégal. Le poids social et culturel lié au mariage, à la famille et à la sexualité dans une société très patriarcale est très difficile à vivre pour les personnes LGBT.

Briser les tabous

La question des LGBT prend de l’ampleur dans plusieurs pays du monde arabe et de plus en plus d’associations et de militants osent s’affirmer et dénoncer les discriminations et les injustices. AWSA-Be soutient et défend l’égalité de genre et considère donc que le combat des LGBT est un combat parallèle au combat féministe. En effet, les difficultés éprouvées par les LGBT sont très souvent le résultat du patriarcat et du poids social et culturel encore très fort qu’il véhicule.

Déconstruire les fausses croyances

Beaucoup de personnes homosexuelles sont mal traitées ou se voient forcées de quitter leur famille, ville ou même leur pays car elles ne sont plus acceptées ou tolérées ou encore sont amenées chez le médecin pour essayer de «guérir cette maladie».
L’être humain est complexe et l’homosexualité n’est ni une maladie, ni un choix et surtout pas un tort. Le seul choix que chacun.e peut faire est de vivre honnêtement, de s’avouer et de s’assumer. Ce choix peut parfois s’avérer très difficile, pour des raisons familiales, culturelles, religieuses ou autres. Pourtant, personne n’est responsable, et personne ne doit se sentir coupable.

A écouter, un extrait de notre interview de Khadija Ounchif à propos de l’homosexualité…

Sources :

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